Ferme Du Château De Paille

DU SAFRAN AUX CANARDS À BREUREY-LÈS-FAVERNEY

title 1446057018Niché au cœur de la forêt de Breurey-lès-Faverney, la famille Kaczmarek a trouvé son havre de paix. Patrick, son épouse Virginie et leurs deux enfants ont eu le coup de cœur pour cet ancien manoir désaffecté. En juillet 2014, ils ont donc quitté leur maison au centre du village pour s’installer, dans un premier temps, dans l’ancienne chapelle des lieux. Ils ont entrepris la rénovation du manoir dont ils comptent faire leur habitation principale.

 

D’origine mosellane, le couple est arrivé en Haute-Saône en 2010. Auparavant, Patrick Kaczmarek a occupé un poste de directeur commercial à Verdun pour le compte d’un fabricant de vêtements professionnels. Avant encore, il a œuvré dans le domaine du tourisme, en étant formateur d’agents de voyage.

Le foie gras sera proposé toute l’année à la coupe

Désormais, Patrick Kaczmarek élève des vaches de race Highland et Hereford, nourries à l’herbe et au foin. « Je ne travaille qu’avec des particuliers de la région. Je fais des caissettes de viande sous vide », précise-t-il. Auparavant associé, il a décidé de poursuivre seul l’aventure depuis 2013. Pour compléter son activité, il a aussi choisi depuis avril dernier, de se lancer dans l’élevage de canards de Barbarie. Plusieurs centaines de palmipèdes sont élevés en liberté, nourris au maïs et au blé, et grignotent aussi la végétation extérieure. Ils disposent d’une grange pour s’abriter et passer la nuit au chaud. De même que pour les vaches, l’éleveur vend sa production qu’il transforme intégralement lui-même (viande, rillettes, mousse de foie…) dans deux magasins de producteurs, à savoir la Ferme saônoise à Bougnon et La Charmotte à Bouligney dans lequel il est associé.

Avec son épouse, qui va bientôt abandonner son métier d’infirmière pour le rejoindre à la ferme, ils souhaitent se lancer dans la production de foie gras. Le gavage des premiers canards a déjà commencé. « On fait du gavage traditionnel. Les canards ne sont pas enfermés dans des cages », ajoute-t-il. « Le foie sera cuit au torchon et il sera proposé, toute l’année, à la coupe dans les magasins de producteurs. »

À l’aplomb de son habitation, des fleurs violettes se détachent sur un sol enherbé. Il s’agit du safran que le couple cultive et transforme également. « On avait commencé avec 200 bulbes à Breurey-lès-Faverney, au village », indique Patrice Kaczmarek. Désormais, c’est 60.000 bulbes qui s’épanouissent sur 50 ares et qui produiront 100 à 150 g de la précieuse épice. La récolte s’échelonne sur les mois d’octobre et de novembre. « On prend le pistil (partie rouge) et on le fait sécher quinze minutes au four. On le vend ensuite en dosette de 100 mg pour un prix de 4 €. Pour nous, c’est juste un petit plus », indique-t-il. Son épouse Virginie réalise également des confitures à l’ancienne (aux petits fruits rouges, au citron, à l’orange) qu’elle parfume avec du safran infusé. Une épice qui se marie aussi bien avec le sucré qu’avec le salé.

Pour goûter toutes ces bonnes choses, deux solutions se présentent : se rendre dans l’un des deux magasins de producteurs ou patienter jusqu’au printemps prochain et la reprise des goûters à la ferme auxquels l’exploitation du Château de paille participe.

patrick kaczmarek vient de se lancer dans l elevage de canards de barbarie en parallele il cultive des crocus qui lui permettent de produire du safran photo sam coulon 1446111916        title 1446057018 1

source : article de l'est républicain du 29/10/2015